Séance couple · Paris
Que porter
Le choix des tenues fait plus pour l’image que le lieu ou l’heure. Ce document vous donne trois directions cohérentes, les règles qui valent pour les trois, et de quoi décider en une soirée plutôt qu’en trois semaines.
Vous n’avez pas à suivre une direction à la lettre. Choisissez-en une, puis dites-moi laquelle : j’ajuste les lieux et l’heure de rendez-vous en conséquence.
Ce que la tenue fait à l’image
Une palette pour deux
Choisissez deux ou trois tons et tenez-vous-y. Vous ne devez pas être assortis à l’identique, mais appartenir au même monde. Le plus foncé des deux attire l’œil : décidez qui le porte.
La matière avant la couleur
Un tissu qui bouge fait la photographie. Mousseline, laine fine, soie lavée, lin. Les tissus rigides figent la silhouette et marquent chaque pli.
Mat plutôt que brillant
Le satin très brillant et les sequins renvoient la lumière et durcissent les traits. Le mat garde la peau douce et le vêtement lisible.
Le vêtement encadre le visage
On doit voir la nuque, la ligne d’épaule, les poignets. Ce sont eux qui donnent la présence sur une image.
Long plutôt que court
Une ligne longue allonge et calme la silhouette. Les robes longues et les pantalons qui tombent bien sont les valeurs les plus sûres.
Confortable, vraiment
Une heure et demie de marche sur des pavés. Une tenue que vous ajustez sans arrêt se voit sur chaque image.
Trois directions
Elles ne se classent pas : ce sont trois manières justes de faire la même séance. Choisissez celle dans laquelle vous vous reconnaissez.
Intemporel
Des lignes nettes, une palette sourde, rien qui date la photographie.
AmbianceCalme, tenu, hors du temps.
Une palette sourde et des lignes longues laissent la lumière et les visages faire le travail. C’est la direction qui vieillit le mieux : dans dix ans, rien dans l’image ne dira l’année où elle a été faite.
Palette
Pour elle
- Robe longue unie, coupe fluide, épaules ou dos dégagés.
- Ou pantalon large et haut en soie, rentré, ceinture fine.
- Talon bloc ou plat élégant — les pavés parisiens sont impitoyables.
- Bijoux : deux pièces maximum, or ou perle, rien de sonore.
Pour lui
- Costume marine ou noir, bien ajusté aux épaules, pantalon qui tombe droit.
- Chemise blanche ou crème, col ouvert d’un bouton, sans cravate.
- Cuir mat pour la ceinture et les chaussures, même famille de ton.
- Chaussettes longues et unies, jamais claires.
Matières
Laine froide, crêpe, soie lavée, coton fin. Mat plutôt que brillant : le satin très brillant durcit les visages en plein jour.
À éviter
- Motifs, carreaux, rayures serrées
- Logos et monogrammes visibles
- Montre de sport ou connectée
- Veste trop large aux épaules
Douceur
Des matières qui bougent, des tons proches de la peau, beaucoup d’air.
AmbianceDouce, lumineuse, en mouvement.
Les tons proches de la peau effacent la frontière entre vous et le décor : l’œil ne voit plus des vêtements, il voit deux présences. Les matières légères ajoutent du mouvement même quand vous ne bougez pas.
Palette
Pour elle
- Robe longue en mousseline ou en lin fin — elle doit prendre le vent.
- Bretelles fines ou manches longues transparentes, taille marquée.
- Une seconde épaisseur légère : châle, gilet fin, veste non structurée.
- Cheveux libres ou attachés bas, avec un élastique de secours en poche.
Pour lui
- Pantalon en laine claire, beige ou gris pâle, jamais de jean brut foncé.
- Chemise blanche en coton lavé, manches retroussées d’un tour.
- Veste souple ou pull fin en cachemire posé sur les épaules.
- Daim ou cuir clair aux pieds, chaussettes assorties au pantalon.
Matières
Mousseline, lin lavé, cachemire fin, coton froissé volontairement. Tout ce qui retient la lumière plutôt que de la renvoyer.
À éviter
- Blanc optique pur, trop dur en plein soleil
- Imprimés fleuris denses
- Denim foncé, qui casse la palette
- Semelles compensées
Éditorial
Une allure urbaine, des volumes assumés, du contraste franc.
AmbianceUrbaine, franche, un peu tenue.
Le contraste et les volumes donnent de l’autorité à l’image. La ville devient un décor plutôt qu’un fond, et vous la traversez au lieu de poser devant. C’est la direction la plus marquée, donc la moins neutre.
Palette
Pour elle
- Manteau long structuré ouvert sur une silhouette simple en dessous.
- Tailleur, pantalon large à pinces, ou robe droite courte avec bottes.
- Une seule pièce forte : le manteau ou la botte, pas les deux.
- Maquillage plus dessiné qu’à l’ordinaire — la ville est un décor dur.
Pour lui
- Veste en jean brut, blazer ample ou manteau long, épaules nettes.
- Pantalon droit ou légèrement large, ourlet qui casse à peine.
- Sneakers blanches ou noires impeccables, ou bottines en cuir.
- Un t-shirt blanc uni fonctionne mieux qu’une chemise à motif.
Matières
Laine épaisse, denim brut, gabardine, cuir. Les volumes comptent plus que les couleurs : c’est la coupe qui porte l’image.
À éviter
- Total look noir sans variation de matière
- Accessoires multiples et bijoux nombreux
- Imprimés à logo de marque
- Vêtements neufs jamais portés, qui tombent mal
Ce qui ne fonctionne jamais
- Logos, monogrammes et grandes marques visibles
- Motifs très fins — pied-de-poule, rayures serrées — qui créent un moiré à l’image
- Couleurs fluorescentes, qui déteignent sur la peau
- Vêtements froissés ou non repassés
- Chaussures neuves jamais portées
- Montre connectée, bracelet de sport, élastique au poignet
- Vernis écaillé — les mains sont très photographiées
- Marques de bronzage récentes
- Tenues rigoureusement identiques en couleur
Les détails qui comptent
Les mains
La bague, les doigts entrelacés, une main sur une nuque : ce sont des plans récurrents. Ongles nets, peau hydratée.
Un manteau long
L’allié le plus sûr de Paris. Il tient chaud entre deux prises et il dessine une silhouette nette en une seconde.
Une seconde tenue
À partir d’une heure trente de séance, une deuxième tenue plus simple donne un second registre. Prévoyez un sac neutre, jamais un sac à dos.
La météo
La pluie fonctionne remarquablement bien à Paris : pavés brillants, parapluie transparent, rues vides. Nous ne reportons que par vent fort.
La saison
Octobre et novembre pour le feuillage. Janvier et février pour la lumière basse et les rues désertes. Mai et juin pour les jardins.
Le rendez-vous
Arrivez dix minutes en avance, prenez un café ensemble. Les dix premières minutes de séance sont toujours les plus raides — autant les passer assis.
Les quatre étapes
Une semaine avant
Essayer les deux tenues ensemble, devant un miroir, en marchant. Photographier le résultat au téléphone et me l’envoyer si vous hésitez.
La veille
Repasser et suspendre. Porter les chaussures une heure dans l’appartement. Vérifier les ourlets et les boutons.
Le matin même
Manucure ou vernis retiré. Sac préparé : eau, lingettes, élastique, un parapluie si le ciel est incertain.
Sur place
On commence en marchant, sans consigne compliquée. Vous n’avez rien à préparer d’autre.
Comment choisir
Où ces photographies vont-elles vivre ?
Un tirage encadré chez vous appelle l’intemporel. Un faire-part ou une annonce appelle la douceur. Une série que vous montrez, l’éditorial.
Quel Paris vous ressemble ?
La pierre et les jardins, ou l’asphalte et les vitrines. Le lieu et la tenue se décident ensemble, jamais séparément.
À quoi ressemblez-vous un dimanche ?
La meilleure direction est celle que vous porteriez sans y penser, en un peu plus soigné. Une tenue empruntée se voit.
Couple session · Paris
What to wear
What you wear does more for the image than the location or the hour. This document gives you three coherent directions, the rules that hold for all three, and enough to decide in an evening rather than three weeks.
You don’t have to follow a direction to the letter. Choose one, then tell me which: I adjust the locations and the meeting time accordingly.
What clothing does to the image
One palette for two
Pick two or three tones and hold to them. You don’t need to match — you need to belong to the same world. The darker of the two draws the eye: decide who wears it.
Fabric before colour
Cloth that moves makes the photograph. Chiffon, fine wool, washed silk, linen. Stiff fabric freezes the silhouette and shows every crease.
Matte over shiny
High-sheen satin and sequins bounce light back and harden features. Matte keeps skin soft and the garment readable.
Clothing frames the face
The nape, the shoulder line and the wrists should be visible. They are what give presence in an image.
Long over short
A long line lengthens and calms the silhouette. Long dresses and well-falling trousers are the safest choices.
Genuinely comfortable
An hour and a half of walking on cobblestones. An outfit you keep adjusting shows in every frame.
Three directions
They are not ranked: they are three sound ways of doing the same session. Choose the one you recognise yourselves in.
Timeless
Clean lines, a muted palette, nothing that dates the photographs.
AmbianceCalm, composed, out of time.
A muted palette and long lines let the light and the faces do the work. This is the direction that ages best: in ten years, nothing in the image will say which year it was made.
Palette
For her
- A long, solid-colour dress with a fluid cut, shoulders or back left open.
- Or wide trousers with a silk top, tucked in, thin belt.
- Block heel or an elegant flat — Paris cobblestones are unforgiving.
- Jewellery: two pieces at most, gold or pearl, nothing that jingles.
For him
- Navy or black suit, fitted at the shoulders, trousers falling straight.
- White or cream shirt, one button open, no tie.
- Matte leather for belt and shoes, in the same tonal family.
- Long, solid socks — never light-coloured.
Fabrics
Cool wool, crêpe, washed silk, fine cotton. Matte over shiny: high-sheen satin hardens faces in daylight.
Avoid
- Patterns, checks, tight stripes
- Visible logos and monograms
- Sports or smart watches
- Jackets too wide at the shoulder
Softness
Fabrics that move, tones close to the skin, plenty of air.
AmbianceSoft, luminous, in motion.
Tones close to the skin dissolve the line between you and the setting: the eye stops seeing clothes and sees two presences. Light fabrics add movement even when you stand still.
Palette
For her
- A long dress in chiffon or fine linen — it needs to catch the wind.
- Thin straps or sheer long sleeves, waist defined.
- One light second layer: a shawl, a fine cardigan, an unstructured jacket.
- Hair loose or tied low, with a spare band in your pocket.
For him
- Trousers in light wool, beige or pale grey — never dark raw denim.
- White washed-cotton shirt, sleeves rolled once.
- A soft jacket, or a fine cashmere sweater over the shoulders.
- Suede or light leather shoes, socks matched to the trousers.
Fabrics
Chiffon, washed linen, fine cashmere, deliberately creased cotton. Anything that holds light rather than bouncing it back.
Avoid
- Optical white — too hard in full sun
- Dense floral prints
- Dark denim, which breaks the palette
- Platform soles
Editorial
An urban stance, deliberate volumes, clear contrast.
AmbianceUrban, direct, a little held.
Contrast and volume give the image authority. The city becomes a set rather than a backdrop, and you move through it instead of posing in front of it. It is the most pronounced direction, and so the least neutral.
Palette
For her
- A long structured coat, open over something simple underneath.
- A suit, wide pleated trousers, or a straight short dress with boots.
- One strong piece only: the coat or the boot, not both.
- Slightly more defined make-up than usual — the city is a hard set.
For him
- Raw denim jacket, oversized blazer or long coat, clean shoulders.
- Straight or slightly wide trousers, hem barely breaking.
- Immaculate white or black sneakers, or leather boots.
- A plain white t-shirt works better here than a patterned shirt.
Fabrics
Heavy wool, raw denim, gabardine, leather. Volume matters more than colour: the cut carries the image.
Avoid
- Head-to-toe black with no change of texture
- Stacked accessories and multiple pieces of jewellery
- Brand-logo prints
- Brand-new clothes never worn in — they hang badly
What never works
- Logos, monograms and visible brand names
- Very fine patterns — houndstooth, tight stripes — which moiré on camera
- Fluorescent colours, which cast onto the skin
- Creased or unpressed clothing
- Brand-new shoes never worn in
- Smart watches, sports bands, hair ties on the wrist
- Chipped nail polish — hands are photographed a great deal
- Fresh tan lines
- Outfits in exactly the same colour
The details that count
Hands
The ring, laced fingers, a hand at the back of a neck: these are recurring frames. Clean nails, moisturised skin.
A long coat
Paris’s most reliable ally. It keeps you warm between frames and draws a clean silhouette in a second.
A second outfit
From ninety minutes onward, a simpler second outfit gives the session another register. Bring a neutral bag — never a backpack.
Weather
Rain works remarkably well in Paris: wet cobblestones, a clear umbrella, empty streets. We only reschedule for high wind.
Season
October and November for foliage. January and February for low light and deserted streets. May and June for the gardens.
Meeting up
Arrive ten minutes early and have a coffee together. The first ten minutes of any session are the stiffest — better to spend them sitting down.
The four steps
One week before
Try both outfits on together, in front of a mirror, walking. Photograph the result on your phone and send it to me if you hesitate.
The day before
Press everything and hang it up. Wear the shoes for an hour at home. Check hems and buttons.
That morning
Manicure done, or polish removed. Bag ready: water, wipes, a hair tie, an umbrella if the sky is uncertain.
On the day
We start by walking, with no complicated instruction. There is nothing else to prepare.
How to choose
Where will these photographs live?
A framed print at home calls for Timeless. An announcement or a save-the-date calls for Softness. A series you show, Editorial.
Which Paris looks like you?
Stone and gardens, or asphalt and shop windows. Location and outfit are decided together, never separately.
What do you look like on a Sunday?
The best direction is the one you would wear without thinking, a little more considered. A borrowed outfit shows.

